Modem Sciences Po

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jeudi 4 février 2010

Corinne Lepage sur France Info

Alain Dolium à Sciences Po : comment renouveler la politique ?

Un compte-rendu de la visite d'Alain Dolium à Sciences Po par Christophe Grébert.

Alain Dolium à Sciences Po

Mardi 2 février 2010, Alain Dolium s’est rendu à Sciences Po Paris, à l’invitation de notre association. Pendant plus d’une heure, la tête de liste MoDem pour l’élection régionale en Ile-de-France a échangé avec les étudiants. “La dernière fois que je suis venu ici, c’était avec des gamins des quartiers difficiles, à l’occasion des Entretiens de l’excellence organisés par le Club XXIe siècle“, a expliqué Alain Diolum. Le but des Entretiens de l’excellence est de faire découvrir à ces jeunes un univers scolaire qu’ils n’imaginent même pas : “Nous leur faisons rencontrer des professionnels, originaires des mêmes quartiers qu’eux, qui leur expliquent comment faire, quel parcours suivre, pour arriver au métier qu’ils souhaitent“.

“Je suis issu donc du monde de l’entreprise et de l’associatif. Je ne suis pas un professionnel de la politique”, a déclaré le candidat MoDem à des jeunes que la politique passionne. “Mais vous remarquerez que de plus en plus de gens issus du milieu associatif, ou bien de la société civile, entrent en politique. Sur cette question, le MoDem a une vraie démarche, ambitieuse et ouverte. Je ne suis pas le seul ! Je pense notament à Robert Rochefort, le directeur du CREDOC. Ma conviction est qu’on a tout intérêt à mélanger les profils, à faire de la mixité sociale, pour faire évoluer en permanence les idées“.

“Mais la politique, c’est faire des compromis. Vous n’étiez pas plus utile en agissant dans ces associations ?”, demande une étudiante.

“Effectivement, 80% de mes proches m’ont déconseillé d’entrer en politique ! Ils m’ont notamment dit que c’était un milieu violent ! Mais le milieu associatif génère aussi des frustrations : les leviers ne sont pas très importants. Par exemple, vous avez du mal à rencontrer le président de région ! Il y a des gens qui font de la politique avec des convictions moyennes, peut-être pour avoir un bâton de maréchal… C’est leur seule terre d’accomplissement. Ce n’est pas sain. Avoir des convictions solides, c’est une garantie de bien être dans l’environnement politique. Je ne suis pas venu en politique pour faire des concessions sur des choses qui me semblent justes et nécessaires pour les Franciliens, en particulier l’emploi”

“Quelle est votre vision sur les nouveaux médias ?”, l’interroge un étudiant démocrate.

“Pour un élu, ces médias sociaux permettent de rester en contact avec les gens qui vous ont placé là où vous êtes. Twitter notamment est un outil pour partager en permanence vos décisions et avoir un retour immédiat ! Je veux utiliser ces outils pendant tout le long de la mandature et pas seulement pendant la campagne. Les nouveaux médias sont une opportunité pour faire respirer la démocratie“, estime Alain Dolium.

“Avez-vous été formé pour apparaitre dans les médias ?”, questionne un étudiant.

“Non, je ne me sens pas concerné pas. Je ne me sentirais pas à l’aise. C’est une chance : j’ai la possibilité de m’exprimer librement. Ne le formatez pas !, a dit François Bayrou. Mais c’est vrai que la caméra, ce n’est pas simple. Je commence tout juste à l’oublier“, a répondu le candidat démocrate.

mardi 26 janvier 2010

Lancement de la campagne pour les élections régionales

Tribune de Paul Chalvin, secrétaire du MoDem Sciences Po.

4300424547_d825ea6ddc-300x199.jpgNous marchons maintenant dans la même direction. Militants, adhérents, sympathisants ; tous se sont en effet retrouvés dimanche à la Maison de la Chimie pour le lancement officiel de la campagne, en présence de toutes le têtes de liste régionales.

Dans son discours de clôture, François Bayrou a rappelé l’essentiel : nous, démocrates, formons un mouvement autonome. Nos valeurs en sont le socle. Laïcité, solidarité, responsabilité envers les générations futures ; voici les valeurs qui complètent le triptyque fondateur Liberté – Égalité – Fraternité, souvent mis à mal, certes, mais toujours aussi essentiel.

Ces valeurs fondent toutes nos propositions, qui, rassemblées en un tout, forment un projet de société humaniste.

Elles sont aussi incarnées par nos têtes de listes. D’origines diverses, certains sont des hommes politiques expérimentés, d’autres de nouveaux venus : c’est le cas d’Alain Dolium, tête de liste en Île-de-France.

On s’est posé beaucoup de questions au sujet de cet homme. Comment a-t-il été choisi ? Est-il l’homme de la situation ? N’aurait-il pas mieux fallu lui préférer quelqu’un de plus expérimenté ? Ces questions sont légitimes. Mais au fond, est-ce l’essentiel ?

L’essentiel, c’est qu’Alain Dolium incarne, de par son parcours, la réussite du modèle républicain que nous défendons ; qu’il défende nos valeurs avec une régularité et une sincérité que j’ai rarement entendue parmi les leaders de notre mouvement ; et, enfin, qu’il marque un progrès indiscutable dans la représentation de la diversité de la population française. Chacun sait, à moins d’être complètement coupé de la réalité, l’importance que cela a dans l’esprit des Français – et ils ont bien raison !

C’est cet homme et notre projet que nous devons défendre et porter. Pour cela, nous devons nous mobiliser, comme l’a souvent rappelé Alain Dolium lui-même. Son équipe de campagne compte beaucoup sur les nouveaux moyens de communication, sur l’Internet, sur les réseaux sociaux. Mais nous, Jeunes Démocrates, devront aussi et surtout être le fer de lance de sa campagne sur le terrain.

Une élection, disait François Bayrou, c’est la rencontre entre un homme et un peuple. Allons à la rencontre de nos concitoyens ! C’est la condition de notre réussite, et la seule façon de montrer que nous pouvons changer les choses.

samedi 16 janvier 2010

Conférence de Jean-François Kahn

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LE MONDE DE L'APRÈS-CRISE

Jeudi 11 février - 19h
Amphithêatre Albert Caquot
28 rue des Saints-Pères
Paris 7e

Journaliste et écrivain, plus récemment engagé en politique, Jean-François Kahn lutte pour une troisième voie depuis plus de 35 ans.

Proche de la gauche à l'origine, il se sent très proche des idées et de la personne de Pierre Mendès-France, et combat la position des socialistes sur la colonisation. Cette période le marque considérablement - il fut notamment reporter en Algérie - et nourrit son scepticisme vis-à-vis des socialistes, trop enclins aux compromis faciles. Après 1968, il rompt définitivement avec la social-démocratie, qu'il trouve soit trop dogmatique, soit trop marquée par le libéralisme libertaire post-68. La même année, ayant également assisté aux évènements du Printemps de Prague en tant que journaliste, il constate l'échec du socialisme à visage humain, qu'il estime illusoire avant même l'intervention des soviétiques.

Pendant la guerre froide, le combat pour une troisième voie passe aussi, en effet, par le refus de choisir entre les deux blocs. Ainsi, Jean-François Kahn ne renie pas l'héritage du gaullisme, malgré son désaccord avec l'esprit de la Ve République.

Le combat pour un "centrisme révolutionnaire" - car c'est ainsi qu'il commence à se définir - se gagnera dans la bataille des idées, pense Kahn. C'est pourquoi il s'investit de plus belle dans le journalisme. A partir des années 1980, l'Evènement du Jeudi puis Marianne seront la manifestation de cette lutte contre les idées reçues. Tout en assumant l'héritage du libéralisme et du socialisme, il combat leurs dérives radicales que sont que le communisme autoritaire et le néo-libéralisme des années 1990 et 2000 (dont l'influence fut énorme a gauche comme à droite).

Aujourd'hui, après la chute du modèle communiste, puis l'échec du néo-libéralisme effréné, le monde est en panne d'une vision nouvelle. C'est ce que Kahn entend développer dans L'Alternative, qu'il a publié récemment, et qui à la fois une forme de bilan et une ébauche de projet. Bientôt, toutefois, d'autres devront prendre la parole ; c'est pourquoi Jean-François Kahn travaille en ce moment au lancement d'un club, le CRREA (Centre de Réflexions et de Recherche pour l’Elaboration d’Alternatives).

Avec un objectif : imaginer le monde de l'après-crise.

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