Modem Sciences Po

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mardi 9 mars 2010

Journée de découverte des institutions européennes à Bruxelles

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L'association Mouvement Démocrate Sciences Po organise une journée de visite des institutions européennes à Bruxelles, le jeudi 25 mars, à l'invitation de l'eurodéputée Nathalie GRIESBECK (ADLE / MoDem).

Le programme n'est pas encore définitif, il pourra évoluer selon les réponses des différentes institutions.

Il inclura de manière sûre une visite du Parlement européen et une rencontre avec Nathalie GRIESBECK (le 25 mars est une journée de plénière au Parlement européen).

Nous ferons ensuite une visite de la Commission ou du Conseil selon les disponibilités, et nous compléterons la journée par une visite de la Représentation permanente Île-de-France, une rencontre avec un lobbyiste ou un journaliste, en fonction du temps qu'il nous reste.

Le coût de la journée est estimé entre 50 et 100 euros (essentiellement pour le Thalys Paris-Bruxelles), en fonction des tarifs de groupe SNCF et des éventuelles subventions du Parlement européen.

samedi 6 mars 2010

L'indépendance de la Halde en question

Louis Schweitzer, président de la Halde

En cinq ans d’existence, force est de constater que la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) est en passe de réussir la mission périlleuse qui lui a été confiée : engager une nouvelle étape de la lutte contre les discriminations en usant de nouveaux moyens et de nouvelles méthodes.

En se focalisant sur le concret, en mettant en place un réseau de correspondants locaux, en recueillant près de 30 000 réclamations depuis sa création, en mettant en œuvre de nouvelles méthodes comme le testing, la Halde a montré qu’il était possible de lutter contre les discriminations du quotidien sans forcément en passer par de longs et coûteux procès, même si ceux-ci s’avèrent parfois nécessaires.

Bien plus que cela, la Halde a réussi à s’inscrire dans le paysage médiatique et ses recommandations sont reprises par les tribunaux. Elle n’hésite pas à mettre en cause les décisions du gouvernement lorsqu’elle l’estime nécessaire : lors d’un projet de loi sur l’immigration, fin 2007, qu’elle jugeait discriminatoire, ou plus récemment sur la thématique des gens du voyage, qui a fait l’objet d’un rapport spécial de la Haute autorité en 2009.

C’est sans doute ce qui dérange le pouvoir exécutif. C’est sans doute pour cela que l’Elysée, aujourd’hui, cherche à faire taire la Halde.

Sous couvert d’une fusion purement administrative de la Halde avec la fonction de « défenseur des droits » font la création sera bientôt discutée par le Sénat, c’est bien une volonté de reprise en main de la Halde qui se fait jour. A l’image de ce qui menace les autres autorités administratives indépendantes qui dérangent l’exécutif, comme le CSA ou la CNIL (Commission nationale informatique et liberté).

Face à cette tentation hégémonique de l’« hyperexécutif », selon l’expression du Monde, le Mouvement Démocrate réaffirme son attachement à l’existence d’autorités indépendantes, comme la Halde, qui puissent alerter l’opinion, enquêter, fixer des limites, bref jouer un rôle de contrepouvoir indispensable dans toute démocratie.

Nous demandons donc à ce que l’existence de la Halde soit préservée au cours des années à venir, qu’elle garde son indépendance, et que ses moyens financiers et juridiques soient même renforcés pour accroitre son efficacité. La lutte contre les discriminations est un vrai sujet, il est au cœur de notre pacte républicain. La Halde fait un travail remarquable. Il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin.

samedi 27 février 2010

La région te laisse à poil

Dans le cadre de la campagne pour les élections régionales des 14 et 21 mars prochain, les Jeunes Démocrates d'Île-de-France ont réalisé ce clip (repris entre autres sur LCI) :

lundi 22 février 2010

Une vision pour la France

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Une vision pour la France, c'est ce que François Bayrou a défendu hier soir pendant plus d'une heure lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Autour des thèmes de la réindustrialisation du territoire, de la réforme des retraites, de la dette nationale, François Bayrou s'est montré posé, compétent et à la hauteur des enjeux qui nous font face aujourd'hui.

"Si l'on veut définir une politique nouvelle, ce qui est mon but, il faut qu'elle se fixe comme premier objectif un objectif national de relocalisation. (...) Le pouvoir politique a une mission d'impulsion, de stratégie. Tout n'est pas privé, y compris dans une affaire privée. Le pouvoir a la responsabilité de penser l'avenir d'un certain nombre d'industries dont nous sommes absents".

Il a récusé l'idée d'une spécialisation de l'industrie française uniquement sur les produits de haute technologie, soulignant qu'il n'y avait aucune fatalité concernant le départ des activités industrielles hors du territoire français.

François Bayrou s'est de plus prononcé pour un système de retraite "à la carte" qui donne à chacun une claire visiblité de ses droits à pension, à partir desquels il pourra choisir l'âge de son départ à la retraite. "Le levier principal, peut-être même le seul levier" pour maintenir l'équilibre des systèmes de retraite consiste à ce qu'il y ait "plus de gens au travail par rapport aux gens qui sont à la retraite", a-t-il souligné.

Il a également évoqué les élections régionales, défendant la primauté d'un centre indépendant : "quand on dit Démocrate et Centre, on dit pluralisme et indépendance". François Bayrou reconnaît traverser "une période qui n'est pas la plus facile. (...) Quand j'ai choisi cette voie, en décidant de n'être soumis ni à un bloc, ni à un autre, je savais que ce ne serait pas facile, je n'ai pas le droit de me plaindre".

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