Modem Sciences Po

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mardi 11 mai 2010

"Ils les ont faits députés, ministres, mais, aujourd'hui, ils se rendent bien compte que cela ne leur a pas ramené un seul électeur"

Article par Rodolphe Geisler dans Le Figaro du 9 mai :

François BAYROU président du MODEM à Paris le 29/04/10 Photo Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Les voix du MoDem ne sont pas à vendre. Bien que flattés par les récents propos de Jean-Pierre Raffarin, mercredi sur LCI, qui a appelé François Bayrou à «retrouver sa place» au sein de la majorité, les cadres orange n'entendent pas céder aux sirènes de l'UMP. «Pour la démocratie, il est important d'avoir au sein de l'espace républicain des voix libres, responsables et non alignées», revendique l'eurodéputée Marielle de Sarnez, première vice-présidente du MoDem.

Sénatrice du Loir-et-Cher, Jacqueline Gourault, elle, se dit «ravie que Jean-Pierre Raffarin se rende compte où est le vrai centre». «De facto, il reconnaît que ce vrai centre, c'est nous», observe-t-elle. Pour autant, ces deux fidèles du président du MoDem déclarent, l'une et l'autre, «ne pas être dupe» de ce qui se cacherait derrière cet appel du pied de l'UMP. «Ceci signe l'échec de tout ce qu'ils ont essayé de faire depuis trois ans avec les satellites centristes de l'UMP. Ils les ont faits députés, ministres, mais, aujourd'hui, ils se rendent bien compte que cela ne leur a pas ramené un seul électeur», estime Sarnez.

Pour Jean-Luc Bennahmias, autre vice-président du parti centriste, «la proposition de Raffarin, c'est le baiser qui tue». «Si François rejoignait la majorité, il pourrait alors dire adieu à son indépendance et à tout ce que nous construisons depuis trois ans», note-t-il. Mais dans l'entourage de Bayrou, on croit surtout déceler, à travers cette déclaration de Raffarin, une «certaine fébrilité» au sein de la majorité. «Après l'échec de leurs tentatives de capter les voix du centre, l'extrême droite étant de retour, ils sont mal» , analyse Christophe Madrolle, délégué national.

«Incarner la rupture»

La semaine dernière, lors d'une réunion à huis clos de l'exécutif de son parti, François Bayrou a mis en garde ses cadres : «Ne vous laissez distraire par aucune manœuvre, il n'y a qu'une chose qui compte, c'est le fond !» Le leader centriste aurait ainsi qualifié -en latin- la démarche de l'UMP d'entreprise de «captatio benevolentiae» pour s'attirer la bienveillance du MoDem.

Selon un participant, Bayrou avait auparavant assuré, dans son intervention, «ne pas être un manœuvrier qui change de cap tous les jours» et avait appelé ses troupes à «rester sur la ligne , qui est celle du MoDem depuis le début» : si quelque chose est bien, il faut le dire - «la réforme des retraites est vitale et nécessaire», a-t-il ainsi rappelé. Ce qui n'empêche pas de critiquer la politique actuelle de la France, le déficit, la dette, etc.

Pour Sarnez, déçue de voir le PS tourner le dos à tout rapprochement avec le MoDem, «il ne faut pas laisser à la gauche le monopole de l'alternance». «Si nous retournions dans la majorité, derrière, nous ne pourrions plus incarner la rupture», dit-elle. «Naturellement, poursuit Jacqueline Gourault, il faudra bien le jour venu, devant les difficultés où la France se trouve, former des majorités nouvelles avec tous les démocrates et républicains, de la droite modérée aux sociaux-démocrates.»

vendredi 30 avril 2010

Débat MoDem-Nouveau Centre sur Radio Sciences Po

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Quel avenir pour le centre en France ? Tel était le thème d'un débat du "Grand O", l'émission politique de RSP (Radio Sciences Po), pour lequel Pierre-Emmanuel représentait le Mouvement Démocrate Sciences Po.

Ne manquez pas de réécouter ce débat sur le site officiel de RSP.

samedi 20 mars 2010

Electeurs démocrates, ne perdez pas espoir !

par Robert Rochefort

Commençons par dire à tous ceux qui ont voté pour les candidats du Mouvement démocrate, dimanche dernier, que le faible score des listes qu'il présentait ne signifie pas qu'ils sont dans l'erreur. La vie politique est coutumière de ces passages brutaux de la cime aux abymes et... réciproquement. Se souvient-on que la candidate écologiste lors de la présidentielle de 2007 n'avait recueilli que 1,5 % des suffrages alors que ses camarades d'aujourd'hui sont à 12,2 %, ce qui est d'ailleurs inférieur aux 16,2 % des européennes de l'an passé ?

Mais venons-en à l'essentiel, c'est-à-dire au message et à la stratégie politique. Pour beaucoup, l'absence de positionnement clair du MoDem dans le jeu des alliances de droite ou de gauche est responsable de la forte baisse du potentiel électoral qu'avait recueilli François Bayrou en 2007. "Où êtes-vous finalement ?" ne cesse-t-on de nous dire. Eh bien nous sommes au centre, et nous y restons. Face aux défis majeurs auxquels notre pays est confronté, il n'y a pas un camp qui, à lui tout seul, détienne la vérité, possède le catalogue des réformes à accomplir, et plus encore la méthode pour les faire accepter. Réfléchir ainsi revient à privilégier des approches idéologiques qui sont des impasses, et, pire encore, des mensonges. Nicolas Sarkozy a commencé son quinquennat avec des habits très libéraux et le voici apparemment devenu étatiste depuis que la gravité de la crise s'est fait sentir... Les socialistes, avec leurs seuls alliés d'Europe Ecologie et du Front de gauche mettront-ils en avant leurs idées du passé, faites d'accroissement de la fiscalité, de centralisme étatiste, auxquels beaucoup d'entre eux ne croient plus réellement ? Tout cela constitue autant d'incapacité à agir et d'énergie gaspillée.

Etre au centre, c'est sentir le besoin de dépasser les clivages archaïques à un moment où notre pays n'a pas d'autre choix. Cela ne signifie nullement détenir une "troisième vérité, ni de droite ni de gauche". Soyons lucides, notre peuple est fatigué et collectivement déprimé, même si, heureusement, la vitalité individuelle reste grande dans la vie quotidienne de chacun. Quant à l'Etat, il dispose de très peu de marge de manœuvre – notamment budgétaire – pour se transformer. Au Mouvement démocrate, nous pensons qu'il n'y a pas d'autre solution que de privilégier l'écoute des personnes souffrant de la crise et concernées par les réformes et que d'être obsédé par l'exigence de justice sociale. C'est le contraire de ce que fait le gouvernement aujourd'hui. Nous appelons cela le projet humaniste.

Nous pensons que les Français ne sont pas très loin de ce point de vue, même si cela ne les a pas conduits à nous apporter suffisamment leur suffrage. La très préoccupante abstention de dimanche dernier est un rejet de la classe politique, qui nous inclut bien évidemment. Quant au vote de la minorité qui s'est exprimée, elle pourrait laisser croire à un retour de la bipolarisation "droite-gauche" traditionnelle. Il faut être plus fin dans l'analyse. Il est devenu banal de voter pour un camp lors d'une élection, et pour le camp adverse à l'élection suivante. Ce zapping électoral, que certains assimilent à du consumérisme politique, démontre, s'il le fallait, qu'il n'y a plus de vote d'appartenance, et constitue aussi, d'une certaine façon, une forme d'appel au dépassement des clivages idéologiques.

L'autre cause supposée de notre échec serait l'obsession présidentielle de François Bayrou. Ne refusons pas d'en débattre, et allons ici aussi au fond des choses. Le Mouvement démocrate est né de la percée que son leader a accomplie en 2007, rompant avec ce qui se faisait depuis plusieurs décennies. Il a libéré le centre de son asservissement à une droite dont on pouvait déjà pressentir que, avec Nicolas Sarkozy, elle irait à rebours des avancées démocratiques et sociales indispensables pour redonner à notre peuple cohésion et confiance en lui-même. Reste que le jeu institutionnel en France est aujourd'hui verrouillé. Il est fait pour cet affrontement destructeur de la gauche contre la droite.

L'essai qui a été marqué par François Bayrou lors de la dernière élection présidentielle ne pourra être transformé que par une autre élection présidentielle. Pour cela, il faudra cette fois-ci construire de nouvelles alliances, qui devront à la fois s'atteler au fond des réformes à entreprendre, mais aussi à la forme de notre vie politique et de sa représentation démocratique. Chacun sera mis face à ses responsabilités. Est-ce en s'appuyant sur les amis de M. Mélenchon que les socialistes pourront reconquérir le pouvoir ? Est-ce en restant sous le carcan étouffant d'une UMP totalement sous contrôle présidentiel que les humanistes de centre droit pourront faire entendre leur voix ? Ces questions, nous les poserons le moment venu à tous les Français, dans la transparence, et alors que les effets dévastateurs de la crise économique et sociale continueront à faire de très lourds dégâts, élargissant le rassemblement – espérons-nous – de ceux qui seront prêts à penser et à agir autrement.

Ce n'est pas un pari. Même si ce choix est exigeant, pour tous les démocrates, c'est la seule voie à suivre.

Robert Rochefort est député européen et membre du bureau exécutif du Mouvement démocrate

samedi 6 mars 2010

L'indépendance de la Halde en question

Louis Schweitzer, président de la Halde

En cinq ans d’existence, force est de constater que la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) est en passe de réussir la mission périlleuse qui lui a été confiée : engager une nouvelle étape de la lutte contre les discriminations en usant de nouveaux moyens et de nouvelles méthodes.

En se focalisant sur le concret, en mettant en place un réseau de correspondants locaux, en recueillant près de 30 000 réclamations depuis sa création, en mettant en œuvre de nouvelles méthodes comme le testing, la Halde a montré qu’il était possible de lutter contre les discriminations du quotidien sans forcément en passer par de longs et coûteux procès, même si ceux-ci s’avèrent parfois nécessaires.

Bien plus que cela, la Halde a réussi à s’inscrire dans le paysage médiatique et ses recommandations sont reprises par les tribunaux. Elle n’hésite pas à mettre en cause les décisions du gouvernement lorsqu’elle l’estime nécessaire : lors d’un projet de loi sur l’immigration, fin 2007, qu’elle jugeait discriminatoire, ou plus récemment sur la thématique des gens du voyage, qui a fait l’objet d’un rapport spécial de la Haute autorité en 2009.

C’est sans doute ce qui dérange le pouvoir exécutif. C’est sans doute pour cela que l’Elysée, aujourd’hui, cherche à faire taire la Halde.

Sous couvert d’une fusion purement administrative de la Halde avec la fonction de « défenseur des droits » font la création sera bientôt discutée par le Sénat, c’est bien une volonté de reprise en main de la Halde qui se fait jour. A l’image de ce qui menace les autres autorités administratives indépendantes qui dérangent l’exécutif, comme le CSA ou la CNIL (Commission nationale informatique et liberté).

Face à cette tentation hégémonique de l’« hyperexécutif », selon l’expression du Monde, le Mouvement Démocrate réaffirme son attachement à l’existence d’autorités indépendantes, comme la Halde, qui puissent alerter l’opinion, enquêter, fixer des limites, bref jouer un rôle de contrepouvoir indispensable dans toute démocratie.

Nous demandons donc à ce que l’existence de la Halde soit préservée au cours des années à venir, qu’elle garde son indépendance, et que ses moyens financiers et juridiques soient même renforcés pour accroitre son efficacité. La lutte contre les discriminations est un vrai sujet, il est au cœur de notre pacte républicain. La Halde fait un travail remarquable. Il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin.

lundi 22 février 2010

Une vision pour la France

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Une vision pour la France, c'est ce que François Bayrou a défendu hier soir pendant plus d'une heure lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Autour des thèmes de la réindustrialisation du territoire, de la réforme des retraites, de la dette nationale, François Bayrou s'est montré posé, compétent et à la hauteur des enjeux qui nous font face aujourd'hui.

"Si l'on veut définir une politique nouvelle, ce qui est mon but, il faut qu'elle se fixe comme premier objectif un objectif national de relocalisation. (...) Le pouvoir politique a une mission d'impulsion, de stratégie. Tout n'est pas privé, y compris dans une affaire privée. Le pouvoir a la responsabilité de penser l'avenir d'un certain nombre d'industries dont nous sommes absents".

Il a récusé l'idée d'une spécialisation de l'industrie française uniquement sur les produits de haute technologie, soulignant qu'il n'y avait aucune fatalité concernant le départ des activités industrielles hors du territoire français.

François Bayrou s'est de plus prononcé pour un système de retraite "à la carte" qui donne à chacun une claire visiblité de ses droits à pension, à partir desquels il pourra choisir l'âge de son départ à la retraite. "Le levier principal, peut-être même le seul levier" pour maintenir l'équilibre des systèmes de retraite consiste à ce qu'il y ait "plus de gens au travail par rapport aux gens qui sont à la retraite", a-t-il souligné.

Il a également évoqué les élections régionales, défendant la primauté d'un centre indépendant : "quand on dit Démocrate et Centre, on dit pluralisme et indépendance". François Bayrou reconnaît traverser "une période qui n'est pas la plus facile. (...) Quand j'ai choisi cette voie, en décidant de n'être soumis ni à un bloc, ni à un autre, je savais que ce ne serait pas facile, je n'ai pas le droit de me plaindre".

vendredi 12 février 2010

Il y a quelque chose de pourri en République française...

Une intéressante tribune de ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt dans le Monde, en réaction au débat sur l'identité nationale voulu par le gouvernement.

Pour ses voisins, la France a souvent été un modèle d'inspiration et d'admiration, par l'intensité et la portée universelle des débats intellectuels dont elle a le secret. Elle est source d'accablement pour ses amis qui la voient se perdre dans une polémique stérile sur l'identité nationale. L'opportunité politicienne de ce débat, sa conduite hésitante et ses finalités floues donnent en effet l'impression désastreuse que la France a peur d'elle-même. Il y a décidément quelque chose de pourri en République française.

Le séminaire, qui s'est déroulé en catimini le 9 février, témoigne du piège dans lequel s'est enferré le gouvernement. D'abord son opportunité lui échappe : censé contrer le Front national, le débat sur l'identité nationale a au contraire remis les thématiques d'extrême droite au premier plan. Ensuite, sa conduite a fait défaut : faute de consensus politique au sein même de la majorité présidentielle, ces discussions de sous-préfecture et le site dédié sont devenus un défouloir au remugle vichyste. Enfin, quelles sont les finalités de cette affaire ? Apprendre La Marseillaise à l'école ? L'absurde le dispute au grotesque.

Non pas qu'il faille avoir honte de son chant patriotique. Mais plutôt que de se lamenter sur le fait que les jeunes connaissent mieux les paroles d'un chanteur à la mode plutôt que celles de l'hymne national, les Français devraient plutôt être fiers de savoir que La Marseillaise est connue.

Cette crispation sur les symboles nationaux est le symptôme le plus patent du malaise national transpirant à travers ce débat raté. C'est un réflexe de peur incompréhensible quand on connaît le poids et l'influence de la France en Europe et dans le monde. Tous les pays ont des problèmes d'immigration, les ex-pays coloniaux plus que les autres, mais nous savons bien que c'est moins l'islam qui pose problème que le manque de formation et le chômage.

Pour un voyou d'origine africaine ou un Maghrébin islamiste qui affuble sa femme d'une burqa, combien de jeunes issus de l'immigration parviennent à s'insérer et à vivre de leur travail dans nos sociétés ? L'immense majorité. Ce serait une insulte à l'avenir national si ce débat sur l'identité devait conduire à stigmatiser des couches de la population à cause des comportements individuels d'une minorité agissante, dont le cas relève de la police et de la justice.

Lorsque la France a remporté la Coupe du monde de football, je ne me souviens pas, bien au contraire, que les Français aient eu à se plaindre des capacités sportives que donnait à leur pays sa diversité ethnique et culturelle. C'est de cette France-là que l'Europe a besoin, un pays ouvert et solidaire, qui s'est forgée une identité plurielle et universelle. Deux concepts si bien mis en lumière par Amartya Sen et Karl Popper, dont j'ai repris et développé la pensée en 2006 dans un manifeste politique intitulé "Plaidoyer pour une société ouverte". Pour moi, l'essentiel en effet n'est pas d'où l'on vient mais où l'on va.

Au moment où l'on célèbre le 50e anniversaire de la mort de Camus, il serait paradoxal que la France s'abandonne à une posture étrangère à celle qui a fait sa réputation multiséculaire. Il existe certes une autre France, maurrassienne, chauvine qui ne s'est pas illustrée au mieux lors des grands chocs nationalistes du XXe siècle. Mais de la France qu'on aime et dont on a besoin, on attend des idées, des projets, et non pas le repli identitaire d'une vieille nation frileuse, plus occupée à ressasser les échecs du passé qu'à préparer ses succès de demain. Le légitime respect dont jouit toujours la France hors de ses frontières est un gage de reconnaissance précieux et un point d'appui pour redonner confiance aux Français. Un peuple confiant trouvera sa place dans l'Europe et le monde. Et ses gouvernants seraient bien inspirés d'en prendre conscience.

Guy Verhofstadt est président du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux au Parlement européen (groupe dont fait partie le MoDem), ancien premier ministre belge.

mardi 9 février 2010

Elections syndicales à Sciences Po

Vous avez pu remarquer que contrairement à d'autres partis politiques, le Mouvement Démocrate Sciences Po n'a pas donné de consigne de vote pour les élections syndicales qui ont actuellement lieu dans l'école.

Nous sommes en effet convaincus de la nécessaire indépendance entre syndicats et partis politiques pour construire un dialogue social crédible. Les intérêts des étudiants doivent être défendus, mais ne sont pas l'intérêt général. Par conséquent, nous considérons qu'un parti politique n'a pas à troubler le débat entre les syndicats et l'administration de Sciences Po.

Si nous avons bien évidemment une vision politique pour l'Université française et pour l'enseignement supérieur en général, le système corporatiste propre au syndicalisme français fait qu'il est impossible d'adhérer entièrement aux propositions d'un syndicat, car celui-ci défend les intérêts d'un groupe social donné. Ceci est d'autant plus vrai à Sciences Po puisque les syndicats y défendent les intérêts des étudiants de Sciences Po et non les intérêts des étudiants en général. Par ailleurs, quand bien même on s'intéresse aux étudiants, il nous faut constater que l'Université n'est pas l'unique lieu d'enseignement supérieur, puisqu'existent aussi les lycées et les écoles privées ou publiques qui assurent également une part de cette mission.

D'autre part, le Mouvement Démocrate est composé d'hommes et de femmes qui refusent le mandat de vote impératif et préfèrent choisir en conscience, après un examen attentif des différentes propositions.

Par conséquent, nous encourageons nos adhérents et sympathisants à aller voter aux élections syndicales (au 13 rue de l'Université, 1er étage) pour le syndicat qui leur semble le plus à même de porter leurs valeurs et leurs revendications.

Basile Scache et Paul Chalvin pour le Mouvement Démocrate Sciences Po.

jeudi 4 février 2010

Corinne Lepage sur France Info

jeudi 7 janvier 2010

Un point sur la taxe carbone

Yann Wehrling, tête de liste MoDem en Alsace pour les régionales, revient sur le projet de taxe carbone et sur la censure opérée par le Conseil Constitutionnel.

M. Wehrling a d'abord raison sur un point : il faut en effet se réjouir que le gouvernement prenne cette initiative et soit en pointe sur les questions d'environnement. Que ceci puisse être motivé par des raisons électoralistes n'a au fond aucune importance : ce qui compte, c'est de relancer une dynamique après l'échec quasi-total des négociations de Copenhague. Taxer les ménages et les entreprises en fonction de leurs émissions de dioxyde de carbone est un des moyens qui permettra de réduire l'ampleur du réchauffement climatique.

En revanche, il est nécessaire de ne pas céder à la précipitation. C'est ce que fait régulièrement le gouvernement. Le rejet du projet de loi par le Conseil Constitutionnel n'est donc pas en soi une mauvaise nouvelle, et les remarques qui ont été faites par les Sages sont pertinentes. Le texte de loi est manifestement imparfait puisqu'il exonère en partie ou totalement de la taxe carbone les entreprises les plus polluantes de façon excessive : ceci représenterait 93% des émissions. Il faut d'une part, comme le demande le Conseil, articuler la taxe avec le dispositif européen des droits à polluer. Les entreprises concernées par ce "marché du CO2" n'étaient pas concernées, en effet, par la taxe. La proposition de Christine Lagarde est à cet égard intéressante : une solution pourrait être de faire payer à ces entreprises la différence entre le coût du droit à polluer (européen) et la taxe carbone (française) si ce droit à polluer, dont les modalités de vente vont changer en 2012, se révélait alors moins onéreux que la taxe. Ensuite, il faut également revoir le système des exonérations accordées à une partie des entreprises qui ne sont pas soumises à ce régime des droits à polluer. Là encore, la proposition de la ministre de l'Economie est une bonne idée puisqu'elle propose de remplacer ce système par des compensations attribuées à certaines entreprises. Ceci permettrait de définir le montant de ces compensations en fonction de plusieurs critères, comme le proposent certains chercheurs : il serait par exemple possible de combiner le critère de vulnérabilité sur le marché mondial - comme cela se fait par exemple en Suède - avec le montant des émissions de certains types d'industries.

Ensuite, la question de la taxation des ménages se pose. M. Wehrling va dans le bon sens en insistant sur le fait que les compensations accordées ne doivent pas rembourser le montant total de la taxe. Il est nécessaire que tous contribuent. Les compensations sont donc nécessaires mais doivent rester partielles ; le même principe doit bien sûr s'appliquer aux entreprises. L'idée d'une TVA carbone est aussi très intéressante, puisqu'elle ne s'appliquerait pas seulement aux produits fabriqués en France mais à tous les produits. La TVA est une taxe sur la consommation ; or, c'est précisément la consommation de produits dont la fabrication est polluante qui est remise en cause.

Il faut aussi bien sûr s'interroger sur ce que la taxe carbone permettra de financer. Là encore, Yann Wehrling a raison de dire qu'il ne faut pas tout consacrer à une aide financière des ménages qui sont contraints à émettre beaucoup de dioxyde de carbone. Une partie du revenu de la taxe doit bien sûr servir à financer des travaux (isolation, etc) qui permettront à ces ménages de réduire leurs émissions et donc de payer moins. L'objectif final est en effet la réduction des émissions. Si la taxe est outil, les mécanismes du marché ne sont pas efficaces à 100%. L'État doit donc financer ces travaux que les ménages ne sont pas capables de financer eux-même...

mardi 5 janvier 2010

A vos agendas !

Le Mouvement Démocrate Sciences Po vous souhaite une très belle année 2010 !

Voici un petit extrait de notre agenda pour février, pour que vous puissiez déjà bloquer les dates des événements qui vous intéressent.

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Mardi 2 février à 19h
Conférence-débat à Sciences Po avec Alain Dolium, tête de liste Ile de France pour les élections régionales, autour du thème "Renouveler la politique : nouveaux acteurs, nouvelles pratiques, nouveaux outils".

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Jeudi 11 février à 19h
Conférence-débat à Sciences Po avec Jean-François Kahn, journaliste, fondateur du journal Marianne, autour du thème "Quel monde pour l'après-crise ?"

Plus de détails sur ces deux événements très bientôt.

Et fin mars aura lieu notre voyage de découverte des institutions européennes à Bruxelles. Inscrivez-vous à notre newsletter (bandeau de gauche) pour être tenu au courant de son organisation !

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