Modem Sciences Po

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dimanche 23 mai 2010

Le MoDem Sciences Po sur Europe 1


Suite à la main tendue de l'UMP à François Bayrou, Europe 1 est venue interviewer plusieurs membres du Mouvement Démocrate Sciences Po pour connaître leur réaction.

Cliquez ici pour entendre le reportage qui a été diffusé pendant les journaux du matin.

dimanche 11 avril 2010

Brussel: een dag aan het Europees Parlement

Notre journée à Bruxelles racontée par Romain C., étudiant à Sciences Po


Quel paradoxe, tout de même. Le cœur de l'Europe politique se trouve dans un pays déchiré, dont l'unité est pour ainsi dire factice et dont les gouvernements sont de plus en plus faibles.

Une ville où le flamand résonne sur les quais du métro, malgré la diffusion très limitée de cette langue. Une cité ou la misère sociale est grandissante par rapport au reste du pays. Une ville, somme toute, qui résume assez bien les problèmes actuels de l'Union.

C'est malgré tout pleins d'entrain que nous montons dans le Thalys de neuf heures moins le quart pour Bruxelles. L'occasion nous est donnée de pénétrer les arcanes du pouvoir européen - et de nous rapprocher, de connaître des institutions en apparence si éloignées du quotidien des français. L'ambiance est bon enfant mais les discussions contournent habilement la question politique : sans doute l'heure plutôt matinale.

Le marathon institutionnel débute sur les chapeaux de roue. Nous filons au Parlement (oui, il y a un hémicycle à Bruxelles, en plus de l'assemblée siégeant statutairement à Strasbourg), non sans un arrêt place Lux' où se sont rassemblés de drôles de manifestants. Ils portent de grands masques parodiant les traits des grands chefs d'État européens : voilà qui commence bien. Niveau adhésion des masses, c'est raté. Le Parlement est un bâtiment imposant et moderne situé dans un quartier où se trouve l'ensemble des institutions européennes. Une sorte de place forte - plutôt accueillante, il faut le dire, et assez éloignée de l'idée de paradis pour technocrates qu'on eût pu imaginer.

On nous accueille avec le sourire et nous fonçons à travers moult couloirs. Nous commençons par assister à la conférence de presse donnée par Corinne Lepage et ses homologues européens pour le lancement de l'association des anciens ministres de l'Environnement. On nous conduit ensuite vers une salle de réunion, mise à notre disposition par le groupe ALDE (lib-déms). Pour la petite histoire, elle se situe à l'étage 5 1/2 (il y a même un 5 3/4, Kafka doit être content). Après quelques minutes d'attente, nous rencontrons Quentin Dickinson, directeur des Affaires Européennes à Radio France - RFI. L'homme a le verbe acéré, la boutade prompte et surtout, il a l'air extrêmement affairé. Il nous explique quelles sont ses fonctions et passe en revue les troupes du journalisme français à Bruxelles. Le contingent des gratte-papier et autres stars du micro dépêchés au plus près de la machine européenne réduit comme peau de chagrin, certes, mais il reste important - du moins pour la France. Peut-être est-ce à cause de la désaffection des auditeurs pour les questions regardant de près ou de loin l'UE.

Après avoir répondu à quelques questions (concernant notamment le sommet des 27 qui devait commencer quelques heures après), Dickinson nous a quittés. Le groupe a donc pu profiter de la cafétéria du Parlement et surtout de la jolie journée. Le contact étant lié, les discussions se sont concentrées sur des sujets plus politiques et sur les perspectives d'emploi qu'offre Bruxelles. Celles-ci sont variées et assez attrayantes pour des jeunes gens, généralement attirés par l'action et la possibilité de découvrir de nouveaux horizons.

La journée a suivi son cours. Après une fugace rencontre avec l'euro-députée MoDem Nathalie Griesbeck, son assistante (on dit aussi 'attachée', ce qui est bien plus distingué, je trouve) nous prend en charge. Elle nous explique - aidée par un jeune collègue fonctionnaire - ce qu'elle fait à Bruxelles (plein de choses, croyez-moi) et nous illustre plus en détail les processus décisionnel et consultatif bruxellois, plutôt obscurs pour le profane.

Ce n'est qu'en fin de journée que nous entrons dans le sancta sanctorum de l'endroit : l'hémicycle. Il semble plus grand que sur les photographies et ce qui frappe, ce sont les vingt-sept cabines de traduction simultanée juchées au-dessus de l'assemblée.

Très vite, cependant, il faut partir car on nous attend à Europe Ile-de-France, le lobby (qui n'en est pas vraiment un... ou si ? C'est flou) chargé de représenter, comme son nom l'indique, les intérêts franciliens à Bruxelles. Le lobbying est une pratique répandue et même encadrée par des règlements, nous apprend-on. Tiens donc, voilà qui change des habitudes franco-françaises du déjeuner 'entre amis' à la buvette du Sénat ou du côté des quais dans le 7e. On retiendra du passage à E - IdF que le lobbying est un métier formidable (dixit le lobbyiste-conférencier qui nous a éclairés sur le sujet) et loin de l'image "graissage de patte" qu'on peut en avoir. Après tout, les groupes de pression ne font que proposer des amendements et une vision des dossiers aux parlementaires, ils ne leur mettent pas le couteau sous la gorge !

La journée se termine ainsi. Dans le train du retour, je réfléchis à deux choses. D'une part, Paris reste Paris - pardon, mais le charme de notre capitale reste unique ! et d'autre part, la construction européenne est d'autant plus louable qu'elle est, et restera, un processus difficile, une sorte de combat contre les moulins à vent.

mardi 9 mars 2010

Journée de découverte des institutions européennes à Bruxelles

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L'association Mouvement Démocrate Sciences Po organise une journée de visite des institutions européennes à Bruxelles, le jeudi 25 mars, à l'invitation de l'eurodéputée Nathalie GRIESBECK (ADLE / MoDem).

Le programme n'est pas encore définitif, il pourra évoluer selon les réponses des différentes institutions.

Il inclura de manière sûre une visite du Parlement européen et une rencontre avec Nathalie GRIESBECK (le 25 mars est une journée de plénière au Parlement européen).

Nous ferons ensuite une visite de la Commission ou du Conseil selon les disponibilités, et nous compléterons la journée par une visite de la Représentation permanente Île-de-France, une rencontre avec un lobbyiste ou un journaliste, en fonction du temps qu'il nous reste.

Le coût de la journée est estimé entre 50 et 100 euros (essentiellement pour le Thalys Paris-Bruxelles), en fonction des tarifs de groupe SNCF et des éventuelles subventions du Parlement européen.

jeudi 4 février 2010

Alain Dolium à Sciences Po : comment renouveler la politique ?

Un compte-rendu de la visite d'Alain Dolium à Sciences Po par Christophe Grébert.

Alain Dolium à Sciences Po

Mardi 2 février 2010, Alain Dolium s’est rendu à Sciences Po Paris, à l’invitation de notre association. Pendant plus d’une heure, la tête de liste MoDem pour l’élection régionale en Ile-de-France a échangé avec les étudiants. “La dernière fois que je suis venu ici, c’était avec des gamins des quartiers difficiles, à l’occasion des Entretiens de l’excellence organisés par le Club XXIe siècle“, a expliqué Alain Diolum. Le but des Entretiens de l’excellence est de faire découvrir à ces jeunes un univers scolaire qu’ils n’imaginent même pas : “Nous leur faisons rencontrer des professionnels, originaires des mêmes quartiers qu’eux, qui leur expliquent comment faire, quel parcours suivre, pour arriver au métier qu’ils souhaitent“.

“Je suis issu donc du monde de l’entreprise et de l’associatif. Je ne suis pas un professionnel de la politique”, a déclaré le candidat MoDem à des jeunes que la politique passionne. “Mais vous remarquerez que de plus en plus de gens issus du milieu associatif, ou bien de la société civile, entrent en politique. Sur cette question, le MoDem a une vraie démarche, ambitieuse et ouverte. Je ne suis pas le seul ! Je pense notament à Robert Rochefort, le directeur du CREDOC. Ma conviction est qu’on a tout intérêt à mélanger les profils, à faire de la mixité sociale, pour faire évoluer en permanence les idées“.

“Mais la politique, c’est faire des compromis. Vous n’étiez pas plus utile en agissant dans ces associations ?”, demande une étudiante.

“Effectivement, 80% de mes proches m’ont déconseillé d’entrer en politique ! Ils m’ont notamment dit que c’était un milieu violent ! Mais le milieu associatif génère aussi des frustrations : les leviers ne sont pas très importants. Par exemple, vous avez du mal à rencontrer le président de région ! Il y a des gens qui font de la politique avec des convictions moyennes, peut-être pour avoir un bâton de maréchal… C’est leur seule terre d’accomplissement. Ce n’est pas sain. Avoir des convictions solides, c’est une garantie de bien être dans l’environnement politique. Je ne suis pas venu en politique pour faire des concessions sur des choses qui me semblent justes et nécessaires pour les Franciliens, en particulier l’emploi”

“Quelle est votre vision sur les nouveaux médias ?”, l’interroge un étudiant démocrate.

“Pour un élu, ces médias sociaux permettent de rester en contact avec les gens qui vous ont placé là où vous êtes. Twitter notamment est un outil pour partager en permanence vos décisions et avoir un retour immédiat ! Je veux utiliser ces outils pendant tout le long de la mandature et pas seulement pendant la campagne. Les nouveaux médias sont une opportunité pour faire respirer la démocratie“, estime Alain Dolium.

“Avez-vous été formé pour apparaitre dans les médias ?”, questionne un étudiant.

“Non, je ne me sens pas concerné pas. Je ne me sentirais pas à l’aise. C’est une chance : j’ai la possibilité de m’exprimer librement. Ne le formatez pas !, a dit François Bayrou. Mais c’est vrai que la caméra, ce n’est pas simple. Je commence tout juste à l’oublier“, a répondu le candidat démocrate.

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