Un compte-rendu de la visite d'Alain Dolium à Sciences Po par
Christophe
Grébert.

Mardi 2 février 2010, Alain Dolium
s’est rendu à Sciences Po Paris, à l’invitation de notre association. Pendant
plus d’une heure, la tête de liste MoDem pour l’élection régionale en Ile-de-France a
échangé avec les étudiants. “La dernière fois que je suis venu ici, c’était
avec des gamins des quartiers difficiles, à l’occasion des Entretiens de
l’excellence organisés par le Club XXIe siècle“, a expliqué Alain Diolum.
Le but des Entretiens de l’excellence est de faire découvrir à ces jeunes un
univers scolaire qu’ils n’imaginent même pas : “Nous leur faisons
rencontrer des professionnels, originaires des mêmes quartiers qu’eux, qui leur
expliquent comment faire, quel parcours suivre, pour arriver au métier qu’ils
souhaitent“.
“Je suis issu donc du monde de l’entreprise et de l’associatif. Je ne
suis pas un professionnel de la politique”, a déclaré le candidat MoDem à des jeunes que la politique
passionne. “Mais vous remarquerez que de plus en plus de gens issus du
milieu associatif, ou bien de la société civile, entrent en politique. Sur
cette question, le MoDem a une vraie démarche, ambitieuse et ouverte. Je ne
suis pas le seul ! Je pense notament à
Robert Rochefort, le directeur du CREDOC. Ma conviction est qu’on a tout
intérêt à mélanger les profils, à faire de la mixité sociale, pour faire
évoluer en permanence les idées“.
“Mais la politique, c’est faire des compromis. Vous n’étiez pas
plus utile en agissant dans ces associations ?”, demande une
étudiante.
“Effectivement, 80% de mes proches m’ont déconseillé d’entrer en
politique ! Ils m’ont notamment dit que c’était un milieu violent !
Mais le milieu associatif génère aussi des frustrations : les leviers ne
sont pas très importants. Par exemple, vous avez du mal à rencontrer le
président de région ! Il y a des gens qui font de la politique avec des
convictions moyennes, peut-être pour avoir un bâton de maréchal… C’est leur
seule terre d’accomplissement. Ce n’est pas sain. Avoir des convictions
solides, c’est une garantie de bien être dans l’environnement politique. Je ne
suis pas venu en politique pour faire des concessions sur des choses qui me
semblent justes et nécessaires pour les Franciliens, en particulier
l’emploi”
“Quelle est votre vision sur les nouveaux médias ?”,
l’interroge un étudiant démocrate.
“Pour un élu, ces médias sociaux permettent de rester en contact avec
les gens qui vous ont placé là où vous êtes. Twitter notamment est un outil
pour partager en permanence vos décisions et avoir un retour immédiat ! Je
veux utiliser ces outils pendant tout le long de la mandature et pas seulement
pendant la campagne. Les nouveaux médias sont une opportunité pour faire
respirer la démocratie“, estime Alain Dolium.
“Avez-vous été formé pour apparaitre dans les médias ?”,
questionne un étudiant.
“Non, je ne me sens pas concerné pas. Je ne me sentirais pas à l’aise.
C’est une chance : j’ai la possibilité de m’exprimer librement. Ne le
formatez pas !, a dit François Bayrou. Mais c’est vrai que la caméra, ce n’est
pas simple. Je commence tout juste à l’oublier“, a répondu le candidat
démocrate.