Modem Sciences Po

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dimanche 25 septembre 2011

Opération « Campus Orange » à Sciences Po mardi 27 septembre

Une journée « Campus Orange » aura lieu toute la journée au 27 rue Saint-Guillaume, dans le cadre de l’opération lancée par les Jeunes démocrates afin de faire connaître davantage les idées, les valeurs et les propositions du MoDem à la veille des élections présidentielles de 2012.

Un des objectifs de cette démarche est d’inciter les étudiants à être acteurs de la prochaine campagne présidentielle, plutôt que d’en rester spectateurs. Les Jeunes Démocrates souhaitent lancer un débat d’idées au sein même de la jeunesse, directement concernée par ces deux priorités incontournables que seront la production et l'instruction en France.

Les étudiants peuvent imposer certaines problématiques au cœur de la campagne présidentielle à venir, telles que l’orientation des étudiants, l'accessibilité et l'excellence des cursus diplômants, l'autonomie des étudiants et le financement des études, les relations université / entreprises / laboratoires de recherche, l’insertion professionnelle des jeunes après les formations, ou encore le logement.

L’événement facebook : http://www.facebook.com/home.php#!/event.php?eid=144517795643877

dimanche 23 mai 2010

Le MoDem Sciences Po sur Europe 1


Suite à la main tendue de l'UMP à François Bayrou, Europe 1 est venue interviewer plusieurs membres du Mouvement Démocrate Sciences Po pour connaître leur réaction.

Cliquez ici pour entendre le reportage qui a été diffusé pendant les journaux du matin.

dimanche 11 avril 2010

Brussel: een dag aan het Europees Parlement

Notre journée à Bruxelles racontée par Romain C., étudiant à Sciences Po


Quel paradoxe, tout de même. Le cœur de l'Europe politique se trouve dans un pays déchiré, dont l'unité est pour ainsi dire factice et dont les gouvernements sont de plus en plus faibles.

Une ville où le flamand résonne sur les quais du métro, malgré la diffusion très limitée de cette langue. Une cité ou la misère sociale est grandissante par rapport au reste du pays. Une ville, somme toute, qui résume assez bien les problèmes actuels de l'Union.

C'est malgré tout pleins d'entrain que nous montons dans le Thalys de neuf heures moins le quart pour Bruxelles. L'occasion nous est donnée de pénétrer les arcanes du pouvoir européen - et de nous rapprocher, de connaître des institutions en apparence si éloignées du quotidien des français. L'ambiance est bon enfant mais les discussions contournent habilement la question politique : sans doute l'heure plutôt matinale.

Le marathon institutionnel débute sur les chapeaux de roue. Nous filons au Parlement (oui, il y a un hémicycle à Bruxelles, en plus de l'assemblée siégeant statutairement à Strasbourg), non sans un arrêt place Lux' où se sont rassemblés de drôles de manifestants. Ils portent de grands masques parodiant les traits des grands chefs d'État européens : voilà qui commence bien. Niveau adhésion des masses, c'est raté. Le Parlement est un bâtiment imposant et moderne situé dans un quartier où se trouve l'ensemble des institutions européennes. Une sorte de place forte - plutôt accueillante, il faut le dire, et assez éloignée de l'idée de paradis pour technocrates qu'on eût pu imaginer.

On nous accueille avec le sourire et nous fonçons à travers moult couloirs. Nous commençons par assister à la conférence de presse donnée par Corinne Lepage et ses homologues européens pour le lancement de l'association des anciens ministres de l'Environnement. On nous conduit ensuite vers une salle de réunion, mise à notre disposition par le groupe ALDE (lib-déms). Pour la petite histoire, elle se situe à l'étage 5 1/2 (il y a même un 5 3/4, Kafka doit être content). Après quelques minutes d'attente, nous rencontrons Quentin Dickinson, directeur des Affaires Européennes à Radio France - RFI. L'homme a le verbe acéré, la boutade prompte et surtout, il a l'air extrêmement affairé. Il nous explique quelles sont ses fonctions et passe en revue les troupes du journalisme français à Bruxelles. Le contingent des gratte-papier et autres stars du micro dépêchés au plus près de la machine européenne réduit comme peau de chagrin, certes, mais il reste important - du moins pour la France. Peut-être est-ce à cause de la désaffection des auditeurs pour les questions regardant de près ou de loin l'UE.

Après avoir répondu à quelques questions (concernant notamment le sommet des 27 qui devait commencer quelques heures après), Dickinson nous a quittés. Le groupe a donc pu profiter de la cafétéria du Parlement et surtout de la jolie journée. Le contact étant lié, les discussions se sont concentrées sur des sujets plus politiques et sur les perspectives d'emploi qu'offre Bruxelles. Celles-ci sont variées et assez attrayantes pour des jeunes gens, généralement attirés par l'action et la possibilité de découvrir de nouveaux horizons.

La journée a suivi son cours. Après une fugace rencontre avec l'euro-députée MoDem Nathalie Griesbeck, son assistante (on dit aussi 'attachée', ce qui est bien plus distingué, je trouve) nous prend en charge. Elle nous explique - aidée par un jeune collègue fonctionnaire - ce qu'elle fait à Bruxelles (plein de choses, croyez-moi) et nous illustre plus en détail les processus décisionnel et consultatif bruxellois, plutôt obscurs pour le profane.

Ce n'est qu'en fin de journée que nous entrons dans le sancta sanctorum de l'endroit : l'hémicycle. Il semble plus grand que sur les photographies et ce qui frappe, ce sont les vingt-sept cabines de traduction simultanée juchées au-dessus de l'assemblée.

Très vite, cependant, il faut partir car on nous attend à Europe Ile-de-France, le lobby (qui n'en est pas vraiment un... ou si ? C'est flou) chargé de représenter, comme son nom l'indique, les intérêts franciliens à Bruxelles. Le lobbying est une pratique répandue et même encadrée par des règlements, nous apprend-on. Tiens donc, voilà qui change des habitudes franco-françaises du déjeuner 'entre amis' à la buvette du Sénat ou du côté des quais dans le 7e. On retiendra du passage à E - IdF que le lobbying est un métier formidable (dixit le lobbyiste-conférencier qui nous a éclairés sur le sujet) et loin de l'image "graissage de patte" qu'on peut en avoir. Après tout, les groupes de pression ne font que proposer des amendements et une vision des dossiers aux parlementaires, ils ne leur mettent pas le couteau sous la gorge !

La journée se termine ainsi. Dans le train du retour, je réfléchis à deux choses. D'une part, Paris reste Paris - pardon, mais le charme de notre capitale reste unique ! et d'autre part, la construction européenne est d'autant plus louable qu'elle est, et restera, un processus difficile, une sorte de combat contre les moulins à vent.

mardi 9 mars 2010

Journée de découverte des institutions européennes à Bruxelles

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L'association Mouvement Démocrate Sciences Po organise une journée de visite des institutions européennes à Bruxelles, le jeudi 25 mars, à l'invitation de l'eurodéputée Nathalie GRIESBECK (ADLE / MoDem).

Le programme n'est pas encore définitif, il pourra évoluer selon les réponses des différentes institutions.

Il inclura de manière sûre une visite du Parlement européen et une rencontre avec Nathalie GRIESBECK (le 25 mars est une journée de plénière au Parlement européen).

Nous ferons ensuite une visite de la Commission ou du Conseil selon les disponibilités, et nous compléterons la journée par une visite de la Représentation permanente Île-de-France, une rencontre avec un lobbyiste ou un journaliste, en fonction du temps qu'il nous reste.

Le coût de la journée est estimé entre 50 et 100 euros (essentiellement pour le Thalys Paris-Bruxelles), en fonction des tarifs de groupe SNCF et des éventuelles subventions du Parlement européen.

jeudi 4 février 2010

Alain Dolium à Sciences Po : comment renouveler la politique ?

Un compte-rendu de la visite d'Alain Dolium à Sciences Po par Christophe Grébert.

Alain Dolium à Sciences Po

Mardi 2 février 2010, Alain Dolium s’est rendu à Sciences Po Paris, à l’invitation de notre association. Pendant plus d’une heure, la tête de liste MoDem pour l’élection régionale en Ile-de-France a échangé avec les étudiants. “La dernière fois que je suis venu ici, c’était avec des gamins des quartiers difficiles, à l’occasion des Entretiens de l’excellence organisés par le Club XXIe siècle“, a expliqué Alain Diolum. Le but des Entretiens de l’excellence est de faire découvrir à ces jeunes un univers scolaire qu’ils n’imaginent même pas : “Nous leur faisons rencontrer des professionnels, originaires des mêmes quartiers qu’eux, qui leur expliquent comment faire, quel parcours suivre, pour arriver au métier qu’ils souhaitent“.

“Je suis issu donc du monde de l’entreprise et de l’associatif. Je ne suis pas un professionnel de la politique”, a déclaré le candidat MoDem à des jeunes que la politique passionne. “Mais vous remarquerez que de plus en plus de gens issus du milieu associatif, ou bien de la société civile, entrent en politique. Sur cette question, le MoDem a une vraie démarche, ambitieuse et ouverte. Je ne suis pas le seul ! Je pense notament à Robert Rochefort, le directeur du CREDOC. Ma conviction est qu’on a tout intérêt à mélanger les profils, à faire de la mixité sociale, pour faire évoluer en permanence les idées“.

“Mais la politique, c’est faire des compromis. Vous n’étiez pas plus utile en agissant dans ces associations ?”, demande une étudiante.

“Effectivement, 80% de mes proches m’ont déconseillé d’entrer en politique ! Ils m’ont notamment dit que c’était un milieu violent ! Mais le milieu associatif génère aussi des frustrations : les leviers ne sont pas très importants. Par exemple, vous avez du mal à rencontrer le président de région ! Il y a des gens qui font de la politique avec des convictions moyennes, peut-être pour avoir un bâton de maréchal… C’est leur seule terre d’accomplissement. Ce n’est pas sain. Avoir des convictions solides, c’est une garantie de bien être dans l’environnement politique. Je ne suis pas venu en politique pour faire des concessions sur des choses qui me semblent justes et nécessaires pour les Franciliens, en particulier l’emploi”

“Quelle est votre vision sur les nouveaux médias ?”, l’interroge un étudiant démocrate.

“Pour un élu, ces médias sociaux permettent de rester en contact avec les gens qui vous ont placé là où vous êtes. Twitter notamment est un outil pour partager en permanence vos décisions et avoir un retour immédiat ! Je veux utiliser ces outils pendant tout le long de la mandature et pas seulement pendant la campagne. Les nouveaux médias sont une opportunité pour faire respirer la démocratie“, estime Alain Dolium.

“Avez-vous été formé pour apparaitre dans les médias ?”, questionne un étudiant.

“Non, je ne me sens pas concerné pas. Je ne me sentirais pas à l’aise. C’est une chance : j’ai la possibilité de m’exprimer librement. Ne le formatez pas !, a dit François Bayrou. Mais c’est vrai que la caméra, ce n’est pas simple. Je commence tout juste à l’oublier“, a répondu le candidat démocrate.

samedi 16 janvier 2010

Conférence de Jean-François Kahn

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LE MONDE DE L'APRÈS-CRISE

Jeudi 11 février - 19h
Amphithêatre Albert Caquot
28 rue des Saints-Pères
Paris 7e

Journaliste et écrivain, plus récemment engagé en politique, Jean-François Kahn lutte pour une troisième voie depuis plus de 35 ans.

Proche de la gauche à l'origine, il se sent très proche des idées et de la personne de Pierre Mendès-France, et combat la position des socialistes sur la colonisation. Cette période le marque considérablement - il fut notamment reporter en Algérie - et nourrit son scepticisme vis-à-vis des socialistes, trop enclins aux compromis faciles. Après 1968, il rompt définitivement avec la social-démocratie, qu'il trouve soit trop dogmatique, soit trop marquée par le libéralisme libertaire post-68. La même année, ayant également assisté aux évènements du Printemps de Prague en tant que journaliste, il constate l'échec du socialisme à visage humain, qu'il estime illusoire avant même l'intervention des soviétiques.

Pendant la guerre froide, le combat pour une troisième voie passe aussi, en effet, par le refus de choisir entre les deux blocs. Ainsi, Jean-François Kahn ne renie pas l'héritage du gaullisme, malgré son désaccord avec l'esprit de la Ve République.

Le combat pour un "centrisme révolutionnaire" - car c'est ainsi qu'il commence à se définir - se gagnera dans la bataille des idées, pense Kahn. C'est pourquoi il s'investit de plus belle dans le journalisme. A partir des années 1980, l'Evènement du Jeudi puis Marianne seront la manifestation de cette lutte contre les idées reçues. Tout en assumant l'héritage du libéralisme et du socialisme, il combat leurs dérives radicales que sont que le communisme autoritaire et le néo-libéralisme des années 1990 et 2000 (dont l'influence fut énorme a gauche comme à droite).

Aujourd'hui, après la chute du modèle communiste, puis l'échec du néo-libéralisme effréné, le monde est en panne d'une vision nouvelle. C'est ce que Kahn entend développer dans L'Alternative, qu'il a publié récemment, et qui à la fois une forme de bilan et une ébauche de projet. Bientôt, toutefois, d'autres devront prendre la parole ; c'est pourquoi Jean-François Kahn travaille en ce moment au lancement d'un club, le CRREA (Centre de Réflexions et de Recherche pour l’Elaboration d’Alternatives).

Avec un objectif : imaginer le monde de l'après-crise.

jeudi 14 janvier 2010

Alain Dolium à Sciences Po


RENOUVELER LA POLITIQUE : NOUVEAUX ACTEURS, NOUVELLES PRATIQUES, NOUVEAUX OUTILS

Mardi 2 février - 19h
Amphithéâtre Leroy-Beaulieu
27 rue Saint-Guillaume
Paris 7e

Avec Alain Dolium, tête de liste du MoDem aux régionales en Île-de-France, nous discuterons du renouvellement de la politique, à travers plusieurs questions.

Celle des acteurs, d'abord. On critique souvent le fait que la classe politique ne soit pas représentative de la diversité de la société française (notamment en ce qui concerne les origines sociales ou ethniques) : en quoi faudrait-il un renouvellement et quelle forme celui-ci pourrait-il prendre ? Le fait que la génération des baby-boomers sera bientôt amenée à laisser sa place à de nouvelles têtes de manière massive rend cette question d'autant plus importante. Cependant, la politique ne concerne pas que les politiciens : nous nous interrogerons donc aussi sur les liens entre les partis politiques, les associations et les syndicats ou collectifs.

Derrière ces question de personnes, c'est la gouvernance (les "pratiques") qui est mise en cause. "Faire de la politique autrement" est une expression que François Bayrou a souvent employée en 2007. En quoi faut-il changer la manière dont on fait de la politique en France ? Là encore, il y a, d'une part, la question des hommes politiques eux-mêmes ; et, d'autre part, l'idée que la société civile, dans une démocratie, doit peut-être plus participer à l'élaboration des politiques publiques. On pourrait décrire cela comme une nouvelle forme de séparation des pouvoirs.

Ensuite, la question des "outils" nous amènera à nous intéresser plus en détail à la campagne des régionales. Faire de la politique autrement, c'est en effet trouver de nouveaux moyens d'amener les gens à s'intéresser à la politique, à se faire leur opinion ; c'est aussi chercher de nouveaux moyens de les convaincre. Que faut-il amener de nouveau sur ces points-là en 2010 ?

Pourquoi discuter de tout cela avec Alain Dolium ? D'abord, parce qu'il sera la tête de liste du MoDem aux régionales de 2010, alors qu'il ne s'est jamais présenté à une élection. Mais aussi parce que son parcours personnel (ses origines, son engagement associatif, le secteur d'activité dans lequel il travaille) l'a amené à réfléchir à toutes ces questions.

Ce débat concerne les étudiants de Sciences Po au plus haut point, puisque Sciences Po est considérée, depuis plusieurs décennies, comme un lieu dont la vocation est de former une part importante de la classe politique française. Tous sont donc invités à y participer.

En espérant avoir le plaisir de débattre avec vous le 2 février,

Le MoDem Sciences Po

dimanche 27 décembre 2009

Quelques photos du 1er semestre

jeudi 17 décembre 2009

Comment éduquer et sensibiliser dans le cadre de la lutte contre l'homophobie ?

Démocrates, militants associatifs ou simplement intéressés par la question, tous se sont retrouvés mercredi 16 décembre pour en discuter. Étaient invités :

  • Aude Luquet, conseillère régionale Modem
  • Clément Lacoin, président de Plug n'Play
  • Franck Lopez, de l'association le Refuge
  • Éric Briand, professeur des écoles et militant Modem.
  • Franck Faveur, président des Jeunes Démocrates (JDem)

Après une brève introduction par Thibaut, président des JDem 77, les militants de Plug n'Play nous présentent leur association qui existe depuis plusieurs années à Sciences Po. Il s'agit de représenter la diversité des orientations sexuelles : ils se définissent comme LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels).

Le débat arrive naturellement sur le terrain politique, avec la question suivante : que proposent les différents partis et en quoi se différencient-ils ? L'évolution du MoDem est remarquée, puisque de nettes différences existent entre ce que proposait l'UDF et ce que propose le MoDem (droits à une union civile en mairie, droit d'adopter). Notons que les Jeunes Démocrates ont été plus loin que leurs aînés puisqu'ils se sont prononcés pour le mariage homosexuel. La comparaison avec les autres partis montre que le MoDem a franchi un cap, puisqu'on n'observe pas d'autre différence avec le PS que la reconnaissance du mariage, tandis que la droite a nettement plus de mal à évoluer de ce point de vue là. Le gouvernement actuel n'a pas avancé sur la question des droits, malgré les engagements pris par le candidat Sarkozy et malgré la pression des militants associatifs proche de la droite, notamment l'association Gaylib.

La discussion avec Anne Luquet, qui expose le programme du MoDem en la matière, montre cependant que tout comme les autres partis, nous n'avons pas de propositions concrètes en ce qui concerne la lutte contre l'homophobie par des moyens comme l'éducation et la sensibilisation. Franck Faveur, qui a également été membre de l'association Centr'Egaux, propose des « pistes » de lutte qui passent notamment par le système éducatif. Les enseignants doivent être sensibilisés à ces sujets et lutter quotidiennement contre l'homophobie à l'école qui est trop souvent tolérée.

Charles, de Plug n'Play, trouve tout de même les politiques trop frileux sur la question. Entre la droite, qui considèrerait l'homosexualité comme une forme de handicap dans la vie sociale qu'il convient de combler, et la gauche qui a tellement avancé qu'elle refuse de considérer les homosexualités comme une communauté à part, il y aurait un espace que le MoDem devrait combler. Sa vision, manifestement inspirée du communautarisme américain, est celle d'une communauté que l'on reconnaît comme à part. L'égalité des droits entre homosexuels et hétérosexuels est une évidence, mais elle est issue d'une lutte qui ferait partie de « l'identité » de cette communauté. Celle-ci doit donc être reconnue par la société. Les programmes d'histoire-géographie pourraient par exemple faire une place à la lutte des droits pour les homosexuels, à la manière de ce qui s'est fait pour la reconnaissance de la lutte antiraciste.

Intervient ensuite Franck Lopez, de l'association Le Refuge. Il raconte comme l'association soutient et accompagne les jeunes dont l'orientation sexuelle est non-acceptée, et qui sont souvent en rupture avec leur famille. Il s'agit parfois de cas extrêmes qui amènent l'association à héberger ces personnes. Franck insiste sur la violence de l'homophobie et sur le rôle joué par la famille, qui est le premier point de repère d'un jeune.

La question posée au départ revient donc : quelles actions ? On observe un clivage au sein des participants au débat engagés en politique, dont certains pensent que la politique ne peut pas tout, en particulier au sein de la famille. Il serait donc normal que les associations jouent un rôle primordial dans ce domaine. Cependant, cet argument est remis en cause par le fait que les pouvoirs publics luttent déjà avec beaucoup de soin pour les droits de l'enfant ou les droits des femmes au sein des familles.

De plus, on observe une réticence à l'action des associations elle-mêmes. Les campagnes ministérielles, à l'image de la campagne d'affichage de juin dernier qui n'a pas eu lieu dans toutes les universités, ne sont pas toujours relayées. Au sein des administrations, beaucoup de réticences subsistent ; on les observe également dans les collèges et les lycées qui refusent souvent l'accès aux associations, accusées de prosélytisme.

Les familles et les jeunes eux-mêmes font souvent preuve de réticence, comme nous le montre alors Éric, qui est instituteur. La question cruciale à laquelle est liée notre débat est donc la question de la place des familles, et notamment des parents d'élèves, dans la prise de décision des collèges et lycée en la matière. Ce sont souvent les parents qui font obstacle à l'éducation et la sensibilisation contre l'homophobie, en particulier dans certains quartiers, tout comme ils font obstacle à la présence d'une éducation à la sexualité. L'administration est donc d'autant plus frileuse sur ce point, malgré les déclarations de principes des circulaires.

Éric nous raconte sa propre expérience d'enseignant. Dans le cadre de « l'Instruction civique et morale », il amène ses classes de primaire à réfléchir à la question du respect : sur quels sujets peut-on manquer au respect ? Les discriminations sont régulièrement citées, mais Éric s'est aperçu que la question de l'homosexualité était toujours la plus difficile, ce qui montre que le tabou subsiste. Pour les jeunes, c'est même un problème de vocabulaire qui se pose, puisqu'ils ne connaissent souvent pas le mot « homosexuel ». L'école, pour Éric, n'est donc ni pour ni contre : elle est frileuse.

Les débats ont donc montré que les pouvoirs publics avaient besoin :

  • de prendre conscience du problème qu'est l'homophobie
  • de courage politique pour revaloriser la lutte contre l'homophobie dans le système scolaire et pour lutter contre les conservatismes
  • de mettre fin au laxisme qui subsiste vis-à-vis de cette question, comparé aux autres discriminations

Le Mouvement Démocrate Sciences Po remercie en tout cas tous les invités, les Jeunes Démocrates du 77, et les militants de Plug n'Play qui ont su, à défaut d'obtenir des engagements concrets, faire œuvre de sensibilisation parmi les participants au débat eux-mêmes.

dimanche 13 décembre 2009

Etre étudiant en 2009 : formation organisée par les JDem 75 et 92

Les Jeunes Démocrates du 75 et du 92 organisent une formation Jeudi 17 décembre au siège du Mouvement Démocrate, à 19h30.

Ce sera une excellente occasion de débattre sur tous les sujets qui touchent les Jeunes, et en particulier du problème du logement étudiant en Île-de-France.

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