
Le premier Congrès des Jeunes Démocrates, qui s’est tenu le weekend du 14 et
15 Novembre, a rassemblé environ 70 adhérents et militants jeunes du Modem,
pour préparer la contribution des JDems au Congrès programmatique d’Arras,
ainsi que pour formuler une stratégie pour les régionales. Des Mosellans aux
Bretons, et des Ch’tis aux Varois, une bonne partie des fédérations jeunes
étaient présentes.
Le premier des deux jours fut consacré à des discussions de fond sur les
sept chapitres du document préparatoire au congrès d’Arras.
- En premier, la discussion sur les valeurs de société, menée par Benoit
Schmaltz et Ivan Gabrièle, a souligné la difficulté pour notre mouvement de se
différentier des autres partis politiques sans pour autant tomber dans
l’angélisme et le consensualisme. La conclusion retenue de cette discussion est
l’importance d’avoir des valeurs solides qui servent de grille de choix pour
déterminer notre action politique.
- Le chapitre développement économique, écologique et social durable a été
préparé par Dorian Hispa et Mathieu Cuip. La discussion s’est orientée autour
de trois sujets. Le besoin de redéfinition des indicateurs économiques, pour
permettre une meilleure appréciation des conséquences environnementales et
sociales de l’activité économique. Deuxièmement, la nécessité de réduire les
déficits publics, le besoin de revoir la fiscalité pour adresser les problèmes
aussi variés que les recettes de collectivités locales ou la fiscalité verte.
Finalement, le volet du développement durable a été abordé dans ses grandes
lignes, et nous avons réaffirmé l’importance d’aborder les questions de
soutenabilité de manière large.
- Pour ce qui est du volet Gouvernance, Démocratie et Justice, François
Bourguignon a proposé une réécriture plus méthodologique du document
préparatoire d’Arras. En ce qui concerne les discussions de fond, il faut noter
les propositions sur le non-cumul de mandats, et l’introduction d’un système à
points, sur l’exemplarité des élus en leur demandant de se présenter aux
élections avec un casier judiciaire vierge, et sur un changement de loi
électorale, conduisant à la comptabilisation du vote blanc et l’introduction du
vote pour les étrangers résidents en France depuis cinq ans. Une dernière
proposition forte, qui a été reprise dans la discussion sur le chapitre
européen, est l’introduction d’un service civique européen obligatoire.
Malheureusement, le temps ne nous a pas permis d’aborder la reforme de la
justice.
Après la pause déjeuner, les quatre autres chapitres ont été abordés.
- Le chapitre territoire, préparé par Sabrina Assayag, a réaffirmé
l’attachement des jeunes démocrates à une conception large du service public,
ne se limitant pas aux services régaliens, mais englobant aussi bien la culture
et le sport que le transport scolaire et la restauration collective.
L’importance des collectivités locales pour la mise en place de ces services
publics a été soulignée, et il a été réaffirmé le besoin d’assurer l’égalité
d’accès aux services publics sur tout le territoire.
- Le volet Education, préparé par Benoit Rousset, Amandine Bracciali et
François-Xavier Penicaud, a fait l’objet d’une très longue discussion. Une des
conclusions à retenir est le besoin d’axer l’éducation, l’enseignement
supérieur et la formation en général sur le monde professionnel, en
encourageant le dialogue entre les élèves et les professionnels proches de la
retraite. En ce qui concerne la motivation des élèves à l’école, il a été
proposé d’instaurer des monitorats entre les élèves plus doués et moins doués.
Pour ce qui concerne l’accès au sport, le besoin de financement pour des
infrastructures a été souligné, ainsi que la nécessité de rapprocher les mondes
du sport de loisir et du sport professionnel.
- La discussion du volet Europe, préparée par Cyril Chadé et Vincent Chauvet,
s’est voulue transversale et a proposé de présenter systématiquement le volet
européen dans les programmes pour les élections régionales. En termes de
propositions, il a été demandé de réaffirmer la prise de position du Modem pour
une Europe fédérale et de relancer le processus institutionnel. De plus le
service civique européen obligatoire a été longuement débattu.
- Pour finir, le chapitre vivre ensemble, préparé par Margaux Gandelon et
Ivan Gabrilèle, a adressé des questions aussi variées que la famille, le
handicap, l’immigration et les questions de société. Il a été question de
revenir sur la proposition de François Bayrou de créer une union familiale et
il a été proposé de redonner tout son cachet au mariage civil. En ce qui
concerne le handicap, il a été proposé de verser l’allocation adulte handicapé
dès 18 ans, et de redéfinir le statut d’auxiliaire de vie scolaire. Finalement,
le droit à l’homoparentalité a été réaffirmé.
Dans la nuit, les animateurs des chapitres ont synthétisé les discussions et
ont rajouté des propositions concrètes aux thèmes abordés pendant les débats de
Samedi. Le document final a été proposé au Conseil National de Jeunes
Dimanche matin, et a été approuvé.
S’en est suivi une discussion sur la stratégie pour les régionales. Un bilan
de l’animation Régionales pour les élections européennes a été proposé. Le rôle
positif de l’animateur régional en termes de maillage du territoire, d’apport
logistique aux fédérations, et de soutien aux petites fédérations a été
reconnu. Le manque de communication, de feuille de route, de moyens, et de
légitimité a donné lieu à des propositions pour l’amélioration de l’efficacité
de ce poste. La principale proposition a été sur la nomination des animateurs
régionaux, pour pouvoir faire face de manière efficace aux demandes du
terrain.
Pour finir ce congrès, les candidats jeunes pour les régionales ont eu la
parole pour expliquer leurs projets et leurs visions pour ces élections. Une
forte disparité est apparue entre certaines régions fortement représentées,
telles que l’Ile de France et la Lorraine, et d’autres où aucun candidat jeune
ne s’est présenté.
L’impression à retenir de ce weekend est une d’optimisme et de dynamisme.
Malgré le manque de reconnaissance de la part des aînés du parti, qui ne se
sont pas déplacé pour venir nous soutenir, les Jeunes Démocrates ont fait
preuve de leur motivation, de leur engagement, de leur expertise et de leurs
capacités d’organisation. Il ne reste plus qu’à espérer que tout ce travail
sera reconnu lors du Congrès d’Arras et des prochaines campagnes
électorales.