Modem Sciences Po

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lundi 22 février 2010

Barroso II : la grande loterie a eu lieu !

C’est le 10 février dernier que la Commission a été investie officiellement par le Parlement européen avec une majorité de plus de 70% des voix. Chiffre étonnant, si l’on veut bien se remémorer la petite musique de fond qui régnait alors en mai dernier lors des élections législatives européennes...

Qui ne se souvient pas sur le plateau d’Arlette Chabot le consensus entre Bayrou, Cohn-Bendit, Aubry, Mélenchon et Besancenot sur le “Non à Barroso !” ? Qui ne se souvient pas du programme commun aux 27 pays présenté par le Parti Socialiste Européen et qui défendait l’Europe sociale, en s’appuyant sur son antithèse libérale incarnée dans la personne même du Président de la Commission. Même l’extrême-droite, dénonçant la technocratie Bruxelloise, voulait la tête du portugais le plus célèbre d’Europe, celui qui “sait ne rien dire en cinq langues”.

Mais il y a un temps pour la politique, un autre pour être pragmatique. Le 16 septembre 2009, José Manuel Barroso est reconduit avec 66% des voix par le Parlement Européen. Aujourd’hui la nouvelle Commission Barroso II avec plus de 70%. Alors, pourquoi ?

La réponse tient en un mot : le compromis.

Mais attention, pas le compromis habituel, pas le compromis d’une coalition à l’allemande qui s’entend sur le nom d’un Chancelier et qui n’aboutit pas avant d’avoir trouvé un programme commun écrit et signé de la main même des présidents des partis concernés, ce que l’on appelle Outre-Rhin le Koalitionvertrag (Traité de coalition).

Non, le compromis européen de distributions des postes est beaucoup plus sournois, plus secret, plus tacite. Ces compromis là ne reposent pas sur des solutions trouvées à l’amiable dans l’intérêt des Européens, loin de là. Ils servent uniquement à satisfaire des ambitions personnelles, des ambitions de groupes parlementaires. Pensez-vous il y a des places à prendre ! Entre les places de président de commission (parlementaire, 23 cette année), les 14 sièges de Vice-président du bureau du Parlement, les 25 places de Commissaire européen, et même, pour Martin Schultz, celle de Président du Parlement pour un demi-mandat... Tous espèrent obtenir le plus de places possibles pour leur groupement politique.

Dans le discours de Daniel Cohn-Bendit dont les médias n’ont voulu retenir que le “ta gueule!” lancé à la figure de Martin Schulz, on a pu entendre l’homme que l’on avait entendu sur les plateaux de télévision il y a quelques mois. Il y dénonce aujourd’hui à juste titre le Bal des hypocrites formé par les socialistes, libéraux et même Verts de son parti. Les 70% de députés ont-ils donné leur vote à un programme commun pour l’Europe pour les cinq ans à venir ? Ont-ils donné leur vote, au fond, pour une Europe politique ?

Ils ont donné leur feu vert à cinq années supplémentaires d’une Europe Barrosienne molle en initiative, dont le jeu politique (de l’anguille en ce qui le concerne) amènera à une dépolitisation et un désintérêt encore plus poussés. Se sachant peu médiatiques par ailleurs, rares sont les députés qui auront à s’en défendre aux prochaines élections.

Dans cette grande loterie des places à pourvoir, chaque parti tente d’y trouver son compte. Pas sûr que les citoyens européens y trouvent le leur.

PS :

Le Mouvement Démocrate, conformément à ses engagements, a voté contre cette Commission. Nathalie Griesbeck, députée européenne dans la région grand Est, défend notre position.

dimanche 21 février 2010

Le Démocrate, une Belle Plante

Article de Tristan Annoot, étudiant à Sciences Po.


J’ai toujours un avis ; j’ai toujours un avis provisoire. A l’aune de ma jeune expérience, je constate qu’un sentiment politique s’éteint de façon lente, systématiquement. Et, pour le professionnel de la politique, une relation mécanique s’installe – dans la continuité de son engagement – entre l’appartenance à une chapelle et la poursuite d’une ambition. Dans ces conditions, il n’est pas d’action publique qui puisse se prévaloir d’une prétention à la vérité. Non que sa recherche soit à interrompre, il importe – aujourd’hui plus qu’hier – de se libérer des dogmes qui nous éloignent de la quiétude démocratique. Confrontés à la valeur égale des personnalités, des engagements opposés, il apparait que la capacité de recentrer son jugement – le médiatique « ni gauche ni droite » – est la plus haute forme de maturité politique. Nous libérer des passions doctrinales devrait être le grand objectif.

La critique d’un relativisme a bien été faite par Aristote. Nier l’existence d’une universelle vérité équivaut selon lui à méconnaitre le principe logique de contradiction. Ainsi l’on ne pourrait se dire de gauche, et de droite. Le même problème anime les détracteurs du centrisme contemporain. Ils affirment que – dans ces conditions – le qualificatif « de gauche » ou « de droite » ne signifierait plus rien de précis, les termes perdant leur sens.

Le compromis démocrate est-il contradictoire ? Les Démocrates ne se sentent pas dans une impasse théorique. Dans la conduite des affaires publiques, il faut prendre parti. Il est inévitable que les Démocrates accordent un crédit provisoire à quelque idée dont ils sont convaincus de la pertinence, sans pour autant prétendre à une vérité vérifiée. Les Démocrates français – s’appuyant sur les enseignements politiques du passé – ont d’ors et déjà rappelé la permanence du cadre républicain, qui doit créer les conditions d’un renouveau démocratique. Balayant toute superstition partisane, les Démocrates proposent un corpus de jugements politiques simples dont les fondements – à l’épreuve de l’expérience – se révèlent inébranlables.

Au contraire de l’homme ou de l’animal, lance Aristote avec ironie, le relativiste n’a pas à se déterminer, il n’embrasse aucun mouvement. Il est semblable à une plante. Le Démocrate saurait être cette plante, qui cultive sa propre équanimité. Il accepte les apports de son environnement. Il les reçoit également. Pour maintenir cette position, il s’est efforcé de détruire ses instincts naturels. Quittant les voies d’un autre siècle, il inscrit son discours dans un autre mouvement. C’est une mise en orbite de l’objet politique, qui flotte en rond dans un espace inexploré, un œil sur la sphère politique vieillissante.


lundi 15 février 2010

Forum Sciences Po TV - Alain Dolium à Sciences Po le 23 février

Forum Scpo TV

Sciences Po TV organise une grande plateforme de rencontre entre des jeunes lycéens et des étudiants avec les candidats têtes de liste aux régionales en Ile-de-France, le mardi 23 février de 14h à 19h.

Durant toute une après-midi, les 8 principales têtes de liste viendront discuter avec un panel de 6 jeunes des enjeux pour la région Ile-de-France.

Pascal Perrineau, directeur du Cevipof rappellera les principaux enjeux des élections en régionales en Ile-de-France.

Avec la participation de (par ordre alphabétique) :
- Marie-Christine Arnautu (Front National)
- Alain Dolium (Mouvement Démocrate)
- Cécile Duflot (Europe Ecologie)
- Nicolas Dupont Aignan (Debout la République)
- Jean-Paul Huchon (PS)- sous réserve
- Pierre Laurent (PCF-PG)
- Valérie Pécresse (UMP)

En partenariat avec le quotidien Metro et le site Rue89.

L'intervention d'Alain Dolium est prévue pour 15h, en amphithéâtre Boutmy (27 rue Saint Guillaume, 75007 Paris).

vendredi 12 février 2010

Afterwork des Jeunes démocrates de Paris

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Les Jeunes démocrates de PARIS sont heureux de vous convier à leur premier after-work festif du jeudi soir, ce jeudi 18 février 2010 dès 19 heures !

Quels que soient vos idéaux politiques, venez débattre sur des sujets d’actualités, ou bien tout simplement prendre un verre en notre compagnie !

Transports les plus proches : Métro Rambuteau L11 RER B/D Chatelet Les Halles

Vous pourrez aussi rencontrer nos candidats jeunes sur la liste menée par Alain Dolium notamment Franck Faveur, Président des Jeunes Démocrates.

Venez découvrir notre nouveau QG de campagne, où nous nous retrouverons régulièrement pour échanger sur la campagne dans une ambiance agréable et conviviale accompagnés par le DJ du Darling’s...

Jeunes de différents départements, cela sera aussi une occasion de nous revoir tout en ayant conscience, parisiens, de la nécessité de sortir du 75 et d'être à l'écoute de ce qui se fait de mieux dans chacun des 7 autres départements pour nous enrichir réciproquement!

Au plaisir de nous croiser !

Amitiés démocrates
A jeudi !

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