Démocratosphère
Par Paul le dimanche 20 septembre 2009, 21:36 - Réflexions - Lien permanent
Comme la quasi-totalité des partis politiques, le MoDem est doublé d'une association rassemblant tous les jeunes adhérents (jusqu'à 33 ans) : je pense évidemment aux Jeunes Démocrates. Nous avons logiquement été amenés à rencontrer deux membres de l'équipe des JDem, que je tiens à vous présenter ici, pour nos lecteurs qui ne les connaissent pas encore... Il s'agit :
- d'Arnaud Jardin, vice-président chargé du développement du réseau étudiant
- et d'Ivan Gabrièle, délégué national chargé de la communication sur la Toile
Nous avons bien sûr été amenés à discuter d'un certain nombre de considérations pratiques que je ne détaillerai pas (sachez seulement que nous allons être bien plus visibles en Péniche dans les jours qui viennent !). Pour ceux d'entre nous qui ne s'y étaient jamais rendus, ceci s'est accompagné d'une visite du siège du parti, au 133bis rue de l'Université...
Détail important, Ivan nous a aussi promis de référencer notre site parmi les blogs démocrates. Ceci m'amène à vous parler de ce que l'on pourrait appeler la « Démocratosphère », qui constitue un espace de réflexion très intéressant. Régulièrement, plusieurs articles sont recensés sur le tout nouveau média social démocrate : www.lesdemocrates.fr. Ce site rassemble d'ailleurs aussi l'essentiel des interventions des responsables du mouvement dans les médias, ce qui permet d'avoir un aperçu de ce que pensent à la fois les simples militants et les responsables du parti.
Il me semble qu'un article posté sur un de ces blogs mérite une petite place sur cette page. Il est tout à fait intéressant car il concerne tout autant Sciences Po et le Mouvement Démocrate, bien que son auteur n'ait probablement jamais mis les pieds à Sciences Po... Il date de mars 2009. Souvenez-vous : c'était alors l'outre-mer et en particulier l'île de la Guadeloupe qui faisait la une des journaux, et l'on craignait une crise sociale de grande ampleur en métropole. Voici l'article : http://mocqueville.lesdemocrates.fr/2009/03/02/le-centrisme-revolutionnaire-un-courage-politique/
Le plus intéressant vient en deuxième partie de l'article. L'auteur y définit le courage politique comme « l’attitude consistant à mettre au premier plan l’analyse des faits dans leur complexité (...) alors qu’il est si facile – et si habituel – de s’en tenir aux grilles d’analyses toutes faites, aux présupposés, aux idéologies ». Les étudiants de Sciences Po qui se souviennent un tant soit peu du traditionnel discours d'accueil de M. Descoings se rappelleront que le projet éducatif de notre école met précisément l'accent sur ce « courage intellectuel » dont nous devons faire preuve face à la complexité du monde.
De la même façon, le centrisme français a toujours rejeté les théories excessivement simplificatrices et manichéennes, qui sont le propre des extrêmes. Ainsi, nous, démocrates, sommes opposés tant à l'idéal communiste, qui signifie l'anéantissement de l'individu, qu'à la dérive néolibérale qui caractérise les 30 dernières années de l'histoire de l'Occident et signifie au contraire l'anéantissement de l'idée d'un collectif auquel chaque individu appartient.
C'est pourquoi Jean-François Kahn, par exemple, défend un « centrisme révolutionnaire » qui replace l'Homme au centre, en lieu et place de l'Etat et/ou du marché. Pour ce journaliste qui se veut aussi philosophe, la révolution, c'est en effet la reconstitution de la société autour d'un nouveau centre et non pas une simple rupture... Placer l'Homme au centre, c'est encadrer la société à la fois en tant que somme d'individus libres et en tant que collectif. C'est ce qu'il défend dans beaucoup de ses ouvrages, et notamment dans L'Alternative qu'il a publié récemment.