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Une vision pour la France, c'est ce que François Bayrou a défendu hier soir pendant plus d'une heure lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Autour des thèmes de la réindustrialisation du territoire, de la réforme des retraites, de la dette nationale, François Bayrou s'est montré posé, compétent et à la hauteur des enjeux qui nous font face aujourd'hui.

"Si l'on veut définir une politique nouvelle, ce qui est mon but, il faut qu'elle se fixe comme premier objectif un objectif national de relocalisation. (...) Le pouvoir politique a une mission d'impulsion, de stratégie. Tout n'est pas privé, y compris dans une affaire privée. Le pouvoir a la responsabilité de penser l'avenir d'un certain nombre d'industries dont nous sommes absents".

Il a récusé l'idée d'une spécialisation de l'industrie française uniquement sur les produits de haute technologie, soulignant qu'il n'y avait aucune fatalité concernant le départ des activités industrielles hors du territoire français.

François Bayrou s'est de plus prononcé pour un système de retraite "à la carte" qui donne à chacun une claire visiblité de ses droits à pension, à partir desquels il pourra choisir l'âge de son départ à la retraite. "Le levier principal, peut-être même le seul levier" pour maintenir l'équilibre des systèmes de retraite consiste à ce qu'il y ait "plus de gens au travail par rapport aux gens qui sont à la retraite", a-t-il souligné.

Il a également évoqué les élections régionales, défendant la primauté d'un centre indépendant : "quand on dit Démocrate et Centre, on dit pluralisme et indépendance". François Bayrou reconnaît traverser "une période qui n'est pas la plus facile. (...) Quand j'ai choisi cette voie, en décidant de n'être soumis ni à un bloc, ni à un autre, je savais que ce ne serait pas facile, je n'ai pas le droit de me plaindre".