Le Président du MoDem SciencesPo interviewé dans Libération aujourd'hui (p.15)
Par Modem Sciences Po le mardi 3 janvier 2012, 17:02 - Actualité - Lien permanent
«Les diplômés étrangers devront payer plein pot pour travailler en France» Interview Questions à Vincent Chauvet Secrétaire général du collectif du 31 mai
Par ELSA SABADO
Le collectif du 31 mai a été créé pour lutter contre une circulaire de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, sur les étudiants étrangers, qui demande aux préfets d’examiner avec plus de rigueur les demandes d’autorisation de travail des résidents étrangers qui ont fait leurs études dans les universités et écoles françaises. Le collectif du 31 mai recense les cas de refus d’autorisation de travail, négocie leur réexamen, et a finalement obtenu la modification de la circulaire contestée. Vincent Chauvet, président du Modem Sciences-Po, est le secrétaire général du collectif du 31 mai, qui lutte désormais contre les nouvelles taxes pesant sur ses collègues étrangers.
Vous avez rédigé une tribune dans les Echos le 29 décembre pour dénoncer ces taxes. De quoi s’agit-il ?
Avant, pour devenir des salariés, les diplômés étrangers bénéficiaient d’un avantage fiscal : ils payaient une taxe de 55 à 70 euros pour changer de statut. Le gouvernement a décidé de leur ôter cet avantage. Désormais, pour pouvoir travailler en France, les diplômés étrangers devront payer le prix plein pot : entre 200 et 385 euros, et cela au début de leur vie active. Encore une fois, il s’agit de barrières visant à dissuader les étrangers de venir travailler en France.
Dans quel contexte cela s’inscrit-il ?
La circulaire Guéant a été publiée à la veille de l’été. A leur retour de vacances, les diplômés étrangers ont reçu des refus d’autorisation de travailler dans leur boîte aux lettres. Ils ont dû faire un recours, un combat de six mois contre l’administration française. Pendant ce temps, ils n’ont pas le droit de travailler ni de recevoir de l’argent de leur famille, car ils ne bénéficient plus du statut étudiant. A terme, la France va dégoûter les étrangers de venir étudier sur son territoire.